La migration de site web : définition, étapes et risques
Changer de CMS, de domaine, d'arborescence ou de design : toute migration de site touche aux URL et au référencement. Ce qu'elle recouvre, ses étapes, ses risques et son coût.
Une migration de site, c'est tout changement important qui touche les adresses, les contenus, la structure ou la plateforme d'un site web : un changement de CMS, de nom de domaine, d'hébergeur, une refonte de l'arborescence ou du design, la fusion de plusieurs sites. Dans tous les cas, ce que Google connaissait du site change, et le référencement acquis peut se perdre si le passage de l'ancien site au nouveau n'est pas préparé.
Cet article fait le tour de la question. Chaque point a son contenu pour aller plus loin : les raisons de migrer un site, les types de migration et leur périmètre, la phase de préparation, les erreurs à éviter et la migration SEO et ses étapes.
Ce que recouvre une migration de site
Toutes les migrations ne portent pas le même risque. On peut les ranger en quatre familles :
- la migration technique : changement de CMS, de serveur ou d'hébergeur, passage en HTTPS. Un changement de CMS modifie presque toujours les URL ; un changement d'hébergeur bien dimensionné, presque jamais ;
- la migration de nom de domaine : chaque URL de l'ancien domaine doit mener à son équivalent sur le nouveau ;
- la migration éditoriale : les contenus et l'arborescence sont réécrits, des pages sont fusionnées ou supprimées ;
- la migration de design : nouveaux gabarits, nouvelle navigation, souvent avec de nouvelles catégories.
Une refonte combine souvent plusieurs familles à la fois, ce qui multiplie les risques. Le détail de chacune, et la manière d'en fixer le périmètre, est dans notre article sur les types de migration de site.
Pourquoi une migration de site est risquée
Le référencement d'un site repose sur la pertinence de ses contenus, son maillage interne, sa qualité technique et les liens qu'il reçoit d'autres sites. Une migration peut abîmer chacun de ces piliers :
- les contenus : réécrits, raccourcis, ou dont le type ne répond plus à l'intention de recherche ;
- le maillage interne : des blocs de liens disparaissent, un méga-menu dilue la popularité entre trop de pages ;
- la technique : temps de chargement dégradés, données structurées oubliées, préproduction indexée, pages bloquées par le robots.txt ;
- les liens externes : sans redirection URL par URL, les liens qui pointaient vers les anciennes pages mènent à des erreurs 404 et leur bénéfice est perdu.
Le risque n'est pas que pour Google. Le choix du CMS doit couvrir les fonctions de l'ancien site : un service ou un produit qui disparaît faute de module, c'est du chiffre d'affaires en moins. Et un changement de design bouscule les habitudes des visiteurs réguliers, surtout sur un site e-commerce : faites tester le nouveau site par quelques utilisateurs avant le lancement (voir l'insatisfaction des internautes lors d'une migration).
Une perte de trafic n'est pas une fatalité : elle vient presque toujours d'une étape mal exécutée. Les cas les plus fréquents sont réunis dans notre article sur les erreurs à éviter lors d'une migration de site.
Les étapes d'une migration de site
- Décider et cadrer : pourquoi migrer, quoi migrer, avec quelle équipe et à quel moment. Les raisons de migrer conditionnent le périmètre, et le moment se choisit hors des pics d'activité (voir à quel moment réaliser le plan de migration).
- Préparer : sauvegarde, inventaire des URL et des contenus, mesures de référence, audit, spécifications SEO pour les développeurs. C'est l'objet de notre article sur la phase de préparation d'une migration.
- Construire le plan de redirection : chaque ancienne URL reçoit sa nouvelle adresse, la plus proche par son contenu, jamais l'accueil par défaut (voir le plan de redirection).
- Tester sur la préproduction : redirections, liens internes, balises, robots.txt, sitemap XML, absence d'erreurs 404 sur les pages qui comptent.
- Mettre en ligne et contrôler : redirections rejouées sur la production, sitemap soumis dans la Search Console, suivi de l'indexation et du trafic dans les semaines qui suivent.
Le volet référencement de ces étapes est développé dans notre guide de la migration SEO, et notre checklist de migration les reprend point par point.
Combien coûte une migration de site
Le coût d'une migration ne se limite pas à la prestation ou à l'outil. Pendant un temps, il faut souvent payer deux hébergements, renouveler deux noms de domaine, maintenir deux solutions techniques, et prévoir le temps des équipes pour la recette. Ces postes sont souvent oubliés dans le budget. Les ordres de grandeur sont dans notre article sur le prix d'une prestation de migration de site.
Qui mène la migration
Une migration réunit des profils qui ne travaillent pas toujours ensemble : chef de projet, développeurs, référenceur, rédacteurs, et le métier qui connaît les pages qui rapportent. Sans expérience des bonnes pratiques, faites-vous accompagner par un consultant ou une agence spécialisée, et associez le référenceur dès la maquette, pas après la mise en ligne. Voir la composition de l'équipe de refonte.
Ce que Swan prend en charge
Le plan de redirection est l'étape la plus longue à faire à la main. Swan crawle l'ancien site et la préproduction, extrait le contenu de chaque page et propose pour chaque ancienne URL les pages du nouveau site les plus proches par leur contenu. Vous validez ou choisissez, Swan contrôle les redirections sur la préproduction puis sur la production et les exporte. Les URL importées depuis la Search Console ou collées depuis vos outils de liens et vos journaux de serveur gardent leur origine, pour traiter d'abord celles qui comptent.
Une migration de site en préparation ? Swan rapproche vos anciennes et vos nouvelles URL et contrôle vos redirections avant la mise en ligne.