Les erreurs à éviter lors d'une migration de site

La plupart des migrations qui font perdre du trafic échouent pour les mêmes raisons. Les erreurs les plus fréquentes, de la décision au suivi après la mise en ligne, et comment les éviter.

Les erreurs à éviter lors d'une migration de site

On entend souvent qu'une migration de site fait forcément perdre du trafic. C'est faux : la perte vient presque toujours d'une erreur, et ce sont souvent les mêmes. Voici les plus fréquentes, de la décision au suivi après la mise en ligne.

Pour une vue d'ensemble de la migration de site (définition, étapes, coût), voyez notre article de référence.

Dans la décision et l'organisation

1. Se lancer dans une migration inutile

Avez-vous vraiment besoin de cette migration ? Changer de CMS simplement parce qu'on en préfère un autre n'est pas un bénéfice à la hauteur du risque. Fixez le gain attendu et la manière de le mesurer avant de décider : voir les bonnes raisons de migrer un site.

2. Démarrer trop tard

Les migrations sont souvent sous-estimées, et le référenceur n'est sollicité que peu avant la mise en production, voire après, quand les dégâts sont visibles. Associez-le dès la maquette : l'arborescence, les gabarits et les URL se décident tôt, et le plan de redirection demande du temps.

3. Ne pas s'entourer des bonnes personnes

Une migration est un projet à risques. Si les bonnes pratiques ne vous sont pas familières, faites appel à un consultant ou à une agence spécialisée, en vérifiant leur expérience des migrations : des agences en ratent aussi faute de méthode. Pour monter en compétence, notre formation vidéo à la migration de site sur YouTube reprend les étapes une à une.

4. Ne pas s'équiper des bons outils

Une migration faite à la main demande au minimum un crawler (Screaming Frog ou un autre), un tableur et l'accès à la Search Console et à Google Analytics. Pour sécuriser le plan de redirection, ajoutez les exports de liens de vos outils (Majestic, Ahrefs, Babbar, SEObserver, la Search Console) et les journaux du serveur : ils révèlent des URL que le crawl ne trouve pas. Swan remplace le crawler et le tableur pour la mise en correspondance des pages, la partie la plus longue à faire à la main.

Dans les URL et les redirections

5. Oublier des URL

Une URL qui n'est plus dans aucun menu peut encore recevoir des liens et du trafic. Inventoriez toutes les URL qui comptent : celles du crawl, mais aussi celles de la Search Console, des outils de liens, des journaux du serveur, des campagnes et des anciens sitemaps. Une URL absente de l'inventaire n'aura pas de redirection.

6. Rediriger vers l'accueil ou en chaîne

Rediriger toutes les anciennes URL vers la page d'accueil revient, pour Google, à les supprimer : il traite ces redirections comme des erreurs 404. Chaque ancienne page doit mener à la nouvelle page la plus proche par son contenu, en un seul saut. Les chaînes de redirections (une ancienne migration, puis HTTPS, puis la nouvelle) ralentissent l'exploration et diluent la popularité. Voir le plan de redirection.

7. Abandonner l'ancien nom de domaine

Lors d'un changement de domaine, le lien entre l'ancien et le nouveau ne tient que tant que vous restez propriétaire de l'ancien et que ses redirections restent en place. Laisser expirer l'ancien domaine efface d'un coup le bénéfice des liens qu'il recevait. Voir faut-il renouveler l'ancien nom de domaine et la durée pendant laquelle laisser une redirection.

Dans la technique

8. Mettre en ligne les réglages de la préproduction

Une préproduction est bloquée aux moteurs (robots.txt, noindex, mot de passe) : ces réglages ne doivent pas passer en production. À l'inverse, la préproduction ne doit jamais être indexée, sous peine de contenus en double. Vérifiez à la mise en ligne le robots.txt, les balises noindex, les balises canonical (qui doivent désigner les nouvelles adresses, jamais la préproduction ni l'ancien site) et le sitemap XML.

9. Sous-dimensionner ou mal placer le serveur

Un changement d'hébergeur ne présente presque aucun risque pour le référencement, sauf si le nouveau serveur est sous-dimensionné ou éloigné du public visé : des pages lentes ou en erreur au moment où Google explore tout le site dégradent l'indexation. Comparez l'offre à vos besoins réels avant de vous engager.

10. Transférer les problèmes sans les corriger

Une migration qui recopie le site tel quel recopie aussi ses défauts : liens morts, contenus en double, pages lentes, anciens problèmes d'exploration. Profitez de l'audit préalable pour les corriger, plutôt que de les retrouver sur le nouveau site. Voir l'audit de contenu.

Dans la conduite du projet

11. Ne pas tester ni suivre

Une migration est complexe par le nombre de points à vérifier et par la rigueur qu'exige chaque étape. Testez les redirections sur la préproduction, contrôlez-les à nouveau sur la production le jour de la mise en ligne, puis suivez l'indexation, les erreurs et le trafic dans les semaines qui suivent. Notre checklist de migration liste les vérifications, et l'article sur les problèmes SEO après une refonte aide à diagnostiquer une baisse.

Pour bien faire

La plupart de ces erreurs se préviennent pendant la phase de préparation de la migration : sauvegarde, inventaire, mesures de référence et plan de redirection. Le volet référencement est détaillé dans notre guide de la migration SEO.

Swan rapproche chaque ancienne URL de la page la plus proche du nouveau site, et contrôle vos redirections sur la préproduction puis la production.

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