Reprise des contenus éditoriaux : préserver le SEO lors d'une migration
Pages, articles, métadonnées, liens internes : la reprise des contenus éditoriaux décide de ce que Google retrouvera sur le nouveau site. Les pièges, les priorités, et pourquoi la faire avant le plan de redirection.
Sur un site éditorial, institutionnel ou un blog, les contenus sont ce que Google a indexé et positionné. Les reprendre, c'est transférer les pages et les articles vers le nouveau site sans abîmer ce qui leur vaut leur visibilité : le texte, sa structure, ses métadonnées et ses liens.
Cet article traite ce que la reprise a de propre aux contenus. La méthode générale est dans notre article sur la reprise de données dans une refonte ; le cas des boutiques en ligne dans celui sur la reprise de données e-commerce.
La mise en forme et la structure
Le premier obstacle est la mise en page. Un contenu construit avec un constructeur de pages (Divi, Elementor) ou plein de codes courts (shortcodes) ne se lit pas tel quel dans un autre éditeur : passer de Divi à Gutenberg, ou de WordPress à un autre CMS, demande de transposer chaque bloc. Vérifiez que la hiérarchie des titres (un H1, puis des H2 et des H3) survit à la transposition : c'est elle qui structure le contenu pour Google comme pour le lecteur.
Quand le nouveau gabarit découpe les contenus autrement (un chapô, des encadrés, des onglets), la reprise ne peut plus être un simple copier-coller : prévoyez des règles de découpage, ou une reprise manuelle des pages qui le méritent.
Les métadonnées SEO
Reprenez, page par page, ce qui ne se voit pas mais qui compte : la balise title, la meta description, les textes alternatifs des images, les balises canoniques, les données structurées, et les consignes d'indexation (une page en noindex doit le rester). Ces champs vivent souvent dans une extension SEO de l'ancien CMS (Yoast, Rank Math) et ne sont pas exportés avec le contenu : c'est le premier oubli d'une reprise.
Les médias
Les images et les documents doivent suivre, avec leurs chemins s'ils sont indexés dans Google Images ou cités par d'autres sites. Si leurs adresses changent, elles se redirigent comme les pages ; voir notre article sur la redirection des images.
Les liens internes
Les liens d'un contenu vers les autres pages du site pointent vers les anciennes adresses. S'ils ne sont pas réécrits, chaque clic passe par une redirection, et Google aussi : le maillage interne s'affaiblit et les chaînes de redirections se multiplient. Réécrivez les liens vers les nouvelles URL pendant la reprise, à partir du plan de redirection.
Les contenus en double
Une reprise peut créer des doublons : la même page sous deux adresses, une version imprimable, une page de test oubliée, deux articles fusionnés dont l'un reste en ligne. Repérez-les au contrôle et traitez-les par une redirection ou une balise canonique ; voir notre article sur la vérification du contenu dupliqué.
Prioriser les contenus
Quand la reprise se fait en partie à la main, tout ne peut pas être traité avec le même soin. Commencez par les contenus qui ont de la valeur : ceux qui reçoivent des backlinks, du trafic, des impressions dans la Search Console, et ceux qui génèrent des contacts ou du chiffre d'affaires. Dans Swan, les URL importées depuis la Search Console, Ahrefs, Majestic ou vos journaux portent leur origine : elles désignent les pages à reprendre en premier. Voir aussi l'importance des backlinks dans une migration.
Reprendre avant de rediriger
Swan propose, pour chaque ancienne page, la page du nouveau site qui la remplace, en comparant leurs contenus par proximité sémantique. Cette comparaison n'a de sens que si les contenus ont été repris sur la préproduction : lancez la reprise le plus tôt possible, avant le crawl des deux sites. Notre article sur l'analyse sémantique avant une migration détaille ce rapprochement, et le guide du plan de redirection la suite.
Contenus repris sur la préproduction ? Swan rapproche chaque ancienne page de la nouvelle et prépare vos redirections.